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Des dizaines de fanzines sont suspendus par des ficelles dans leur coin supérieur gauche, le long d'un mur pourpre, éclairés par des spots lumineux directionnels

En mars dernier, passant quelques jours au Canada et grâce à quelques conseils avisés, j’ai touché du doigt le dynamisme foisonnant du fanzinat nord-américain – il suffit pour s’en convaincre de pénétrer chez Drawn & Quaterly à Montréal et jauger les présentoirs consacrés aux publications locales ou expédiées depuis Toronto, Vancouver ou la Californie. Des formats loufoques, colorés, écrits, dessinés forment une diversité plutôt excitante pour qui est habitué aux chiches productions françaises. On en ressort avec l’envie de les prendre  par brassée et de filer les lire longuement dans un café chaleureux et accueillant pendant des heures.
Afin d’embrasser le vaste panorama représenté par le « fanzinat », une exposition consacrée aux fanzines a lieu jusqu’à dimanche à Paris. Ils sont espagnols, italiens, anglais, français, ou sans un mot distinctif ; je n’ai parfois rien compris de ce qu’ils racontaient mais tous ces fanzines sont regroupés dans une vaste salle de la médiathèque, située face à la Flèche d’or. On y trouve surtout des graphzines – pas ma tasse de thé – et assez peu de récits. Si elle manque un peu de mise en perspective pour comprendre ce que représente ce DIY, l’expo permet tout de même de s’installer confortablement dans des fauteuils et – quel pied – de profiter de dizaines de publications à disposition dans des bacs. J’ai ainsi par exemple découvert les écrits de Marlène Tissot, par l’intermédiaire de son London Trip Diary et ça a fait ma journée.

Tout cela se déroule jusqu’à ce dimanche 4 novembre, à la médiathèque Marguerite Duras (en face de la Flèche d’or) à Paris.

Publié il y a 1750 jours En lire davantage à propos de