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Major labels notoriously blew it in the ‘90s by killing the single as a format and outrageously overpricing CDs, which of course lead to the downloading revolution and the crippling of an industry. Now that they’ve been given a chance to redeem themselves with the resurgence of interest in vinyl, not only are they shooting themselves in the foot, but it’s the same foot, the same gun, and they’re even reusing the bullet !

C’est un disquaire californien qui note la hausse du prix des vinyles. Dans la dernière parution de Tsugi, quelque disquaires parisiens ne disent pas autre chose. Entre cet effet d’aubaine et la hausse sévère des frais postaux en Amérique du Nord, l’achat de quelques vinyles pourraient rapidement redevenir prohibitif, au grand dam des plus petits labels.

Publié il y a 1426 jours En lire davantage à propos de

Ce fut la première maison française de The National et The Walkmen, hébergeant également un temps The Wedding Present. Elle est toujours celle de Forest Fire, François & The Atlas Mountain ou de Flotation Toy Warning (enfin, quand ils se décideront à ressortir un album). Cette maison de qualité, c’est le label bordelais Talitres. Mais la respectabilité indé ne s’accompagne pas toujours de succès commerciaux délirants. Vente physique, streaming, diversifications des activités, PC INpact a radioscopé Talitres en profondeur afin de comprendre comment un label indépendant arrive à (sur)vivre.

EDIT 6/1 : il y a tout de même un lézard sur les chiffres annoncés : « En cumulé, distribution française et européenne, c’est de l’ordre de 2 500 albums physiques [vendus] à peu près. »

Prenons des disques tous vendus à 16 €, 2€ reviennent à Talitres.
Cela donnerait 2500 x 2€ = 5000 €/an.
Ces 5000€ = 54,4% des revenus totaux de Talitres.
Donc revenus totaux de Talitres = 10K€/an environ.
Même pour une unique personne salariée, ce n ‘est pas réaliste compte tenu des charges à ajouter ensuite…

EDIT n°2 :  Selon d’autres chiffres avancés à la fin de cet article, les ventes de disques annuelles du label seraient de 13000 unités. L’imprécision tiendrait peut-être au fait que les 2500 à 3000 disques évoqués dans l’article de PC INpact et dans Libération ne concernent qu’un seul artiste. On atteindrait ainsi des revenus de 48K€/an. Ce n’est pas encore très clair mais plus réaliste.

EDIT n°3 : Épilogue de ces questions comptables, Talitres précise : « c’est 2 500 ex phys / nouvelle sortie en Fce (+ vente Eu & Export + numérique), + back cat., etc. »

Publié il y a 1569 jours En lire davantage à propos de

La formule magique du tube pop existe et elle tient en cette phrase : « Longer intro+first verse, some minor inter-verse similarities and the very strong similarities between the three choruses. » C’est le résultat superbe de l’Infinite Jukebox, un outil impressionnant qui établit les structures de chansons.

On peut par exemple constater que Paparazzi de Lady Gaga et Rolling in the deep d’Adele sont étrangement similaires, malgré leur durée différente et leur apparente dissemblance.

 

 

 

 

 

 

The Infinite Jukebox est un outil développé par Paul Lamere, de Music Machinery. En repérant les correspondances entre les beats, l’algorithme établit des liens, qui permettent de sauter d’un passage à un autre similaire du morceau sans s’en apercevoir. L’outil est impressionnant, le résultat est désarmant de simplicité graphique. C’est subjuguant.

Allez donc vous en rendre compte par vous-même (chacun peut uploader et tester avec les morceaux de son choix) en regardant l’analyse que fait son auteur des derniers gros tubes pop récents (Lady Gaga, Adele, Rebecca Black) . La démonstration est édifiante. Cela permet surtout de mettre en évidence le canevas similaire utilisé par les producteurs pour élaborer le titre vendeur à venir. Même dans les groupes moins exposés, j’ai trouvé des traces communes. Ainsi, Sleepyhead de Passion Pit :

 

Le sujet est loin d’être anecdotique. Pour preuve, en juillet dernier, EMI s’est adjoint les services de Data Science London – un regroupement de scientifiques dédié à l’exploitation des données – et lanca un Hackaton. Le but était de définir un modèle prédictif de ce qui marche. Comme le titrait précisément The Independent à propos de l’objectif recherché, l’important, ce n’est pas le rythme, c’est l’algorithme. Autrement dit, malgré leurs différences notables, des chansons sont régies par les mêmes points de force, qui pourraient s’avérer de puissantes clés de ventes.

Cependant, l’Infinite Jukebox n’est pas issu du Hackaton d’EMI mais d’un autre branche d’innovation dans le domaine très stratégique des algorithmes, de la recommandation et des métadonnées musicales. Paul Lamere l’a élaboré lors des Music Hack Days, réunions  régulières et internationales de développeurs qui exploitent les possibilités fournies par différents services. Outre des applications qu’on retrouve par exemple chez Spotify ou dans des outils liés à Last.fm, cela aboutit aussi à des réussites comme celle de l’Infinite Jukebox, qui exploitent les ressources d’Echo Nest, une entreprise spécialisée dans les données musicales. Vous pouvez d’ailleurs suivre l’actualité des Music Hack Days chez le très recommandable Fine Tuning.

Enfin, grâce soit rendue à Pas longtemps, ex-camarade de jeu à la Blogothèque et dénicheur hors pair, qui a relevé l’existence de l’Infinite Jukebox et dont vous devriez – non, dont VOUS DEVEZ – suivre le Tumblr, où il partage toujours de très très chouettes choses.

Publié il y a 1614 jours En lire davantage à propos de

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