Furtif

Audioblog nonchalant

A lire, écouter
voir, picorer, partager

En voir +

Il y a peu de temps, des amis avides de connaissances ont lancé ce cri déchirant dans ma boîte mail : « Ca vous dit quelque chose une cartographie du rock et de tous ses sous-genres ? Les genres sont reliés les uns aux autres en fonction de leur parenté… »
En réalité, il n’existe pas une mais plusieurs cartes du rock et de la musique en général.

Taguons sobrement ce premier planisphère des mots sacrifice, mort, éventreur, chouette, musique, riff, permanente, église, hydromel, pentagramme : on y découvre les contrées du métal organisée dans une carte interactive (oui, comme dans « CD-Rom interactif ») :

Ailleurs, le ratio entre population et nombre de groupes de métal par pays a été calculé, accouchant d’une mappemonde où les pays nordiques ressortent largement. Une carte rendue ensuite cliquable (la méthodologie et les sources sont expliquées ici). D’ailleurs, si le death metal nordique vous intéresse, procurez-vous Until the light take us,  consacré à un pan agité de l’histoire du métal norvégien.

Plus ouverte, la carte de l’évolution des genre de musique occidentaux. Passons cependant sur le fait que l’Afrique ne soit désignée que sous le terme de musique africaine traditionnelle, comme si, à la différence des genres occidentaux, le continent ne connaisse qu’une seul genre indistinct ; et qu’ensuite la rumba congolaise, le kuduro ou l’afrobeat, entre autres, soient complètement oubliés malgré leur part dans les western dance music.
La musique africaine traditionnelle, qui prend la tête au départ, rapidement rejointe par Calypso des Antilles, outsider casaque blanche, alors que le Jazz casaque verte, grosse cote, apparaît à la corde aux 1910 mètres ; ça revient fort à l’extérieur avec le gospel dans la ligne droite des longs chants qui enferme Blues du Mississippi près du Old R&B casaque violette toque blanche qui voit se rapprocher en embuscade le jeune Rock’n roll plein de fougue, alors que Ska Jah Rasta Babylon fait un retour fracassant en compagnie de Soul sister pour lancer Rocksteady du noyer, énorme surprise, mais qui peine à l’entrée des 1960 mètres ; Disco, couleur saumon, reprend l’avantage dans le virage tandis que…

How Music Travels – The Evolution of Western Dance Music

Londres redessinée avec ses groupes maison :

Toujours à Londres, mais avec ce grand classique de la cartographie fun : le plan de métro. Le procédé n’est pas nouveau,  la représentation via un plan détourné de métro remonte a minima à 1992 lorsque  Simon Patterson crée The Great Bear, une carte du Tube londonien qui substitue artistes, philosophes ou peintres aux stations habituelles. Un principe repris en 2006 par Culture Vulture, l’un des blogs musicaux du Guardian, avec une centaine de noms de groupes :

London Underground Map sur The Guardian

Dans le même genre, la Rockmap d’Ernesto Lago :

Mais celle que j’ai immédiatement conseillée à mes amis dans la peine, c’est évidemment la plus complète, la plus soignée, la plus sujette à débats d’exégète des étiquettes : la Rock’n roll metro map, d’Alberto Antoniazzi.

Le Huffington Post a également construit sa propre cartographie musicale, le New York Music Project, un plan alimenté par les lecteurs, dessinant une nuée de références new-yorkaises dans les paroles des morceaux. La 110th street de Bobby Womack, l’erotic tale de Gosthface Killah à Staten Island, l’incident sur la 57e rue de Springsteen, le Luckiest Guy on the Lower East Side des Magnetic Fields, ainsi de suite avec les Beastie Boys, Rancid,  Suzanne Vega, Dylan (évidemment), etc.

La même idée, mais reprise de manière plus graphique par Flavorwire, cela aboutit à ceci (en plus, on peut écouter les morceaux évoqués ) :

 

Plus pratique, la carte des voisins à inviter lors d’une block party. Evidemment, il faut habiter New York.

 

Publié il y a 1771 jours En lire davantage à propos de

J’en parle bien assez régulièrement et depuis bien assez longtemps pour que vous sachiez sans doute de qui il s’agit : Dust and grooves lance un Kickstarter.
Dust and grooves, c’est Eilon Paz ; Eilon Paz, c’est ce photographe documentant les collectionneurs compulsifs de vinyles, les crate-diggers – pour la version longue et mieux expliquée, j’avais écrit sur lui en 2009. Depuis trois ans, son travail s’est étoffé, il a voyagé dans plusieurs pays et son site est passé d’un petit blogspot à une façade mieux organisée, regroupant notamment les mixes pointus demandés à chacun des diggers rencontrés, avec un tropisme certain pour la soul et le funk (certains se sont malheureusement perdus en route – les mixes, pas les diggers)

Eilon Paz a lancé un projet Kickstarter afin de soutenir la publication d’un livre sur son travail. Sans la musique, donc, mais avec les photos sur papier. Un vœu cohérent quand il s’agit de faire connaître ceux pour qui l’objet physique est primordial dans la musique. Il reste une vingtaine de jours pour dénicher une vingtaine de milliers de dollars. Certes, ce n’est que du fétichisme, mais c’est beau et riche.
[ A Photography Book About Vinyl Collectors ]

Adossé à cela, Eilon Paz a aussi ouvert un Tumblr pour y poster des à-côtés et quelques reliquats de rencontres précédentes.

Publié il y a 1772 jours En lire davantage à propos de

Les couloirs d’une maison de retraite, ses formes courbées, ses silhouettes froissées, ses corps noueux et ses gestes lents, décor d’ouverture de ces quelques minutes. Deux et demie au moins qu’il faut entamer sans vous presser, lorsque des écouteurs sont posés sur les oreilles d’Henry, octogénaire aux souvenirs neufs chaque matin. On presse le bouton play. Puis…

Henry qui fredonne Cab Calloway, Henry et ses yeux, Henry et ses quelques souvenirs encore vaillants. Découverte début avril (en compagnie des deux ou trois premiers millions de primo-visionneurs) par le miracle de la sérendipité, j’ai appris qu’Alive inside est devenu un projet Kickstarter. Loin, très loin des premiers commentaires ne voyant en ce petit film qu’une publicité déguisée pour le baladeur Apple.
Pour expliquer à quel point cette vidéo remue profondément, il faudrait ici écrire un paragraphe intime et légèrement mystique affirmant qu’Alive inside est une preuve incontestable de l’importance vitale de la musique chez l’humain, un paragraphe nourri de citations mêlant n’importe quel philosophe allemand à de grands penseurs de la musique. Mais Chuck Klosterman a certainement déjà dû écrire quelque chose à ce sujet.

Publié il y a 1803 jours En lire davantage à propos de

Toute la semaine, la Fabrique de l’histoire refait celle du disque, annonçant successivement un musicologue, une histoire des disques Barclay et de la haute fidélité, un découverte de la discothèque de Radio France et enfin un volet sur la mondialisation culturelle. Ça commence demain à 9 heures sur France Culture.

Publié il y a 1807 jours En lire davantage à propos de

Les Têtes de lecture furent une rubrique à parution irrégulière de la Blogothèque, consacrée aux longs articles, aux dossiers et plus globalement à ce qui relevait davantage de l’écrit que des vidéos et des mp3. La Blogothèque n’en faisant plus l’usage depuis bientôt deux ans, j’en reprends le principe.

Punk’s not dead

Le Guardian tape dans le cadavre du punk pour savoir s’il bouge encore. Apparemment, celui-ci répond encore un peu, puisque ce n’est pas seulement une musique, c’est aussi une attitude, ce que décrit assez bien cet article qui évite les clichés éculés.
[ No future? Punk is still the sound of youth rebellion the world over ]

Et pendant ce temps-là, à Paris, l’histoire du punk en France radotait pour la énième fois lors d’une conférence (dans laquelle on s’écharpe essentiellement pour savoir qui est le plus légitime pour en parler et si être punk et avoir les cheveux longs est incompatible). Si celle-ci est moyennement intéressante, le coorganisateur l’est beaucoup plus : la revue Volume (« La revue des musiques populaires ») a une grande partie de ses archives accessibles en ligne, avec entre autres deux numéros consacrés aux reprises, une large étude entre rock et cinéma ou un numéro à propos de la presse alternative.
[ Revue Volume ]

Pour terminer sur le sujet du punk et aller au-delà des propos parfois lénifiants de la conférence, procurez-vous Girl Power – The Nineties revolution in music de Marisa Meltzer, un court mais clair descriptif de l’émergence du punk-rock riot grrrl.
Girl Power - The Nineties revolution in music ]

Hérédité musicale

D’ailleurs, si vous aviez un père qui écoutait du punk, vous laisserait-il écouter et avoir les cheveux longs ? Et qu’écouteriez-vous alors ?

How your dad’s music influences your taste

 

 

Paroles de spécialiste

Sean Adams, fondateur de Drowned in sound, partage régulièrement quelques réflexions intéressantes au sujet du business de la musique à l’aune de son expérience. Ses interventions assez pertinentes à ce sujet lui valent d’être régulièrement sollicité pour en parler. Ne pouvant contenter tous les étudiants et thésards souhaitant l’interroger, il a regroupé questions et réponses dans un article. Il évoque notamment avec recul et parfois un second degré assez réjouissant le « second album syndrome », la dilution de la musique ou encore, pour ceux que ça intéresse, l’intérêt d’une « critique » musicale.

If you agree with the idea that “cool” has changed from ‘what’s being talked about’ to ‘what no one’s ever heard of’… How do you feel this plays out for already established artists ?

I think this idea is right at the heart of “second album syndrome” – whereby a new band is no longer shiny and new if they’ve been around a while. The ever more established an artist becomes, the harder it is for them to get much coverage, unless they previously sold millions or have some radical shift in style or come up with some gimmick for which the media can hang a feature around. I’ve always been tempted to do a study of the percentage of media coverage and airtime given over to acts who haven’t released an album, and looking at the percent who then go on to release a second or third album, which sells a notable number of copies (like, over 1000), and to compare that with the number of acts who sell 10k-50k albums, and how little coverage and support they get from the media.

You, Me, Technology, Music Discovery, The Future of Criticism and Everyone We Know ]

Une des questions cite en partie un article hilarant publié début avril à propos du snobisme d’antan devenu coolitude du partage. Garder une belle découverte pour soi ? Allons, allons, c’est surfait, c’est dépassé, c’est tellement XXe siècle comme comportement !

Two months ago, Lily sent me a YouTube link to the song “212,” by the Harlem-born rapper Azealia Banks. Along with the song — which, fair warning, is quite profane — Lily mentioned that everyone seemed to be posting “212” on Facebook. So I listened — and several bars in, an intern popped into my office to announce that she loved the song and, not to brag or anything, she had been an early adopter: viewer No. 225,000.

Once I got over the embarrassment of being viewer No. 3,000,000, I realized something: the song was really good. Just as good as it had been 2,999,999 viewers ago.

In other words, there is no longer any honor in musical obscurity.

[ Why the Old-School Music Snob Is the Least Cool Kid on Twitter ]

Cet article fait lui-même référence à un autre, conséquent et très complet, sur Pitchfork – son émergence, son influence et en quoi il a fait bouger les lignes (pour le meilleur et le moins bon). Même si cet article n’est autre que du media on media, c’est passionnant, rien que pour l’anecdote d’introduction très révélatrice.
[ 5.4 / Pitchfork, 1995–present ]

 

 

Dust and grooves and nouveau look

Le splendide Dust & grooves a refait son site (j’en parlais ici il y a trois ans). Ses longues interviews de collectionneurs compulsifs de vinyles sont toujours là, accompagnées de photos superbes et de mixes réalisés par les intéressés.
[ Dust & Grooves ]

 

 

Musique de collège

Quelle école peut s’enorgueillir d’avoir vu passer Keith Jarret, Branford Marsalis, Jacky Terrasson dans ses murs ? Certes, l’addition ne donne pas toujours un résultat digne de la somme de ses parties mais le Berklee College of Music aux États-Unis est un lieu d’excellence. Une école de musique où « la norme est transmise à la seule fin d’être dépassée » selon les mots de de son directeur.

On intègre Berklee après audition, parce que l’on est doué. Ce qui ne signifie pas nécessairement que l’on sache lire la musique. « Ni improviser », ajoute Roger Brown, en référence aux musiciens de formation classique. « Quand le bassiste Marcus Miller est venu passer l’audition, il avait 18 ans, on lui a demandé immédiatement : vous voulez être élève ou professeur ? », se rappelle Krishna Levy, le compositeur français de musique de films (Huit femmes, de François Ozon, Je l’aimais, de Zabou Breitman, Loup, de Nicolas Vanier…) qui y étudia en 1986 et 1987, en même temps que le chanteur Arthur H.

Ironie, je voulais vous faire partager cet article paru dans Le Monde fin avril. L’original est payant, sa traduction sur le site du Guardian est librement accessible. Choisis ta langue, camarade.
[ La meilleure note ]
[ How Berklee College became a mecca for modern music ]

 

 

Oups, on a pilonné votre collection

Quand un article commence par ces mots :

‘But you can guarantee that my belongings will be delivered? » I asked, quivering – and I can still feel the nausea that came over me, even before the man at Yellow Moves of Hammersmith said: « No, I can’t … I’m afraid your things have been destroyed by United Airlines. »

This was January last year, six days after the shootings in Tucson, Arizona, and my « things », which had been heading for Tucson, included some 3,000 books and 1,600 vinyl LP records.

vous pouvez sans peine regarder votre collection, si réduite soit-elle et imaginer le déchirement vécu. Ce que raconte cet article, ce n’est pas la simple perte comptable, mais tout ce que représente ces vinyles, ces objets parfois plus lourds d’histoire que leur 180g.
I lost my life's collection of vinyl records but I'm well on the road to recovery now ]

 

 

Un Monde sans sons

Pour finir, il sera moins question de lecture que d’écoute. Un Monde de sons, le blog du Monde consacré à la radio, aux podcasts et à l’audio en général a fermé. C’est bien dommage, tant les sites sont relativement rares à ce sujet. Une dernière sélection a été faite dans les archives et c’est très chouette à découvrir.
[ Un Monde de sons ]

 

EDIT : j’avais oublié dans ma liste cette longue interview du duo Arlt, sur la Blogothèque. Mea culpa. Que de belles choses dites dedans. Plongez-y.
Feu la Figure. De la joie, de l’effroi et du tremblement. ]

Publié il y a 1812 jours En lire davantage à propos de

Un très court point technique. Ceux pour qui flux RSS et syndication n’évoquent rien d’autre qu’un vocabulaire crypto-soviétique peuvent aller gambader insouciants dans les vertes prairies d’internet.
Pour les autres, bonne nouvelle, le flux est réparé :
http://fur.tf/blog/feed/

C’est même disponible via Feedburner :
http://feeds.feedburner.com/Furtif

Merci de votre attention.

Publié il y a 1812 jours

Il y a vingt ans à Seattle, on prenait de l’héro en explosant les amplis, voire directement son public. C’était fun, on se marrait bien.
Aujourd’hui, on porte toujours les mêmes chemises à carreaux, auquel on ajoute un bonnet et éventuellement la barbe si on est perfectionniste. Mais les groupes font désormais du folk harmonique. Bref, deux décennies d’écart entre la X-generation et les copycats de Fleet Foxes.

The Elderly est donc un trio de là-bas et pourrait tout à fait suppléer les Fleet Foxes pour chanter une comptine à votre gamin.
Pour respecter les quotas de look, l’un porte la barbe, l’autre un bonnet et le dernier est une fille. Ils remplissent toutes les cases du folk bullshit bingo : chant harmonique, banjo, claps de mains et l’automne qu’on sent poindre sur une peau de bête devant un feu de cheminée.

- Écoutez-en davantage sur leur Bandcamp :
http://theelderly.bandcamp.com/ ]

Il y a quelques semaines, dans le petit amphi en sous-sol d’un centre universitaire parisien, une quarantaine de personnes raisonnablement barbues et tatouées vinrent suivre un séance consacrée à l’histoire sociale du rock. Dominique A en était l’un des invités. Chacun dans son fauteuil opinait du chef sur les conceptions du rock, de son histoire, ses spécificités. Néanmoins, de cet académisme attendu sur la manière de reparler du rock, la conversation prit un tour inattendu et plaisant. Du déjà lu, entendu et débattu « Pourquoi chanter en anglais dans le rock », Dominique A a porté la réflexion un peu plus loin que ce qu’il est convenu d’entendre d’habitude (« Le rock, c’est en anglais, et pas autrement »). Il fut question de phonétique et de fréquence, de yaourt et de la façon dont on s’approprie la sonorité d’une langue. Selon lui, l’écriture en français ne permet pas de projection sur la musique rock, a contrario de la singularité de l’anglais. Il rapporta une anecdote à propos de la post-production d’un de ses albums (le dernier ? ma mémoire me fait défaut). Les bandes furent adressées à un producteur anglo-saxon, le résultat aboutit à un échec : la manière de travailler et placer les voix diffèrent largement entre les deux langues. De fil en aiguille, la discussion versa vers les techniques de production et les sonorités. « Rarement les chroniques s’intéressent au travail musical et à la production, mais davantage sur ce que le disque dégage », déplora-t-il. En forme de conclusion, il y a selon lui davantage de défis à relever dans la chanson française, y compris dans la façon de la faire sonner. Une amorce de discussion passionnante.

Peu étonnant, donc, d’entendre Dominique A dans l’Atelier du son sur France Culture, vendredi dernier. Y sont évoqués son attrait pour le travail des sons, l’imaginaire et son goût prononcé pour les ambiances. Il revient un instant sur les sonorités des albums, notamment lorsqu’il parle de l’importance du quintet à vent sur son dernier. C’en est même frustrant de ne pas l’entendre davantage parler de cette façon d’aborder les disques.

- A propos du débat jamais clos opposant français et rock, la splendide série radiodocumentaire sur Alain Bashung offre notamment les témoignages de ses paroliers et les méthodes de travail de Bashung pour les faire « sonner » ensemble. Toute la série est entièrement disponible sur le site de la Radio télévision suisse, et c’est chaudement recommandé de l’écouter entièrement :
http://www.rts.ch/la-1ere/dossiers/alain-bashung-de-l-aube-a-l-aube/

Moog, Moog, Moog, depuis cette nuit, le doodle Google est consacré à l’ingénieur Robert Moog, l’inventeur-du-synthétiseur-et-l’un-des-pères-des-musiques-électroniques, description fourre-tout à laquelle on ajoute souvent doctement : « Sans lui, pas de Pink Floyd, de Kraftwerk ou de David Guetta. » Aujourd’hui, on peut donc jouer avec une reproduction d’un des fameux synthétiseurs, manipuler les filtres et les modulations (avec un guide d’utilisation) et même enregistrer ses propres compositions. Mais si vous ne savez absolument pas à quoi ressemble un synthétiseur, encore moins un Moog et que vous aimez pourtant les artistes pré-cités (auxquels on peut ajouter les Beatles post-Abbey road et une bonne partie des groupes de la fin des 60′s et de la première moitié des 70′s), Inventor of The Synthesizer Documentary ~ Moog : A Film, de Hans Fjellestad, est un documentaire relativement complet sur Robert Moog et ses inventions :

 

Moog représente, entre autres choses une contribution majeure à la synth-pop britannique, dont Synth Britannia de la BBC retrace une grande partie de l’histoire :

L’influence de Moog dans les productions musicales est relativement bien décrit dans un splendide et très complet documentaire radio de la BBC en plusieurs parties. The Great Bleep Forward est consacré à l’histoire des musiques électroniques et s’intéresse à l’émergence de certains instruments devenus décisifs : les premiers modèles de synthétiseurs Moog utilisés entre autres par les Beatles ou Wendy Carlos sont évidemment évoqués ; la Brigade neurale en fait un détail enrichi, à écouter pour vous mettre en appétit.

Enfin, s’intéressant aux instruments cultes de la musique électronique, The Shape of things that hum évoque notamment l’un des plus populaires, le Mini Moog, forcément.

Publié il y a 1826 jours En lire davantage à propos de