Furtif

Audioblog nonchalant

Samedi, ce fut fête, ce fut sueur, ce fut déhanchement, ce fut bras en l’air, ce fut « ouhouuuuuuuuu ». Les jambes étaient lestes, l’énergie plus présente qu’à l’accoutumée et un éternel sourire rendu à tous les gens croisés. Je me suis retrouve dans la salle parisienne de la Flèche d’Or, presque par hasard, avec l’entrée libre, le son très dansant et l’ambiance décontractée : sur la scène, les tenants du label Kitsuné venus faire les pousse-disques. Et pour la première fois depuis des années, je suis ressorti de là en répétant « Cette soirée était mortelle, cette soirée était mortelle » (« mortel », c’est le genre de terme que j’utilisais dans l’enthousiasme de mes 17 ans, mais rarement depuis).

Le prolongement de cette soirée et de cet enthousiasme, c’est leur Compilation Maison 3. J’en avais glâné quelques titres dans les dernières semaines, et notamment un remix puissant des Gossip.

Sur disque comme sur scène, le son conserve ce coté frais et joyeux, dansant sans être pédant ni m’as-tu-vu, loin des parades évoquées par Pierre ici-même. Samedi, ce fut une rencontre avec une manière de voir la musique, de la rendre accessible et de la faire aimer.

Les Compilations Maison provoquent les découvertes (des groupes chéris dans ces colonnes, Au revoir Simone ou Architecture in Helsinki, étaient présents sur le premier volume) et sont une formidable manière d’entrer dans un catalogue riche et de qualité.

Samedi, les gens dansaient sur la scène, levaient les bras bien hauts et accueillaient les découvertes avec une curiosité naturelle. Ce qui est sans doute le plus fort dans la compilation, c’est la manière de lier un remix d’un groupe en pleine bourre (les Klaxons) à de la pop séduisante et enjouée (The Lovely Feathers) mais sans artifice. Le troisième volume mène de front les mises en avant et le plaisir d’écoute, le genre de choses à pouvoir danser toute une nuit, et à reprendre en sautillant au petit matin. Kitsuné, c’est de la balle, c’est mortel, quoi.

Publié il y a 5457 jours

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